J'ai craqué, je l'ai acheté… Je me suis régalé

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garrusLe BON jeu vidéo n’est pas mort !

Amis gamers, il faut se l’avouer, nombre de jeux qui sortent en ce moment n’ont pas la profondeur d’avant. Il est souvent bien loin ce temps béni où l’on avait à la fois beauté pour les yeux, profondeur pour le cerveau et amusement pour les mimines.

A l’heure où les jeux les plus insipides se copient les uns les autres (god of war like), où les formules autrefois adulées sont tombées dans désuétude (rpg nippons) et où les non-jeux pullulent (fais du bowling avec tes bras pis c’est tout), il devient de plus en plus suicidaire de sortir des jeux profonds, risqués et impliqués.

Mais un messie est arrivé. Il s’est installé sur mon disque dur et a ravivé en moi les échos d’une adolescence boutonneuse et passionnée ! S’il y a bien 50 euros à investir dans le vidéo-ludique en ce moment c’est bien pour lui.

Ce messie se nomme Mass Effect 2. Un des meilleurs jeux auquel j’ai pu jouer depuis quelques années. Je vous dispense d’un test, il y en a des tonnes sur le net. Je vais juste vos faire part d’une expérience que j’ai vécu cette nuit, la souris en main :

Hier, j’ai eu à faire un choix. J’étais en train de parler à un traitre dans une mégalopole extraterrestre. Mon coéquipier était posté plus haut dans les buildings et se tenait prêt à sniper l’ordure dès que possible. La haine au bide. Seule ma tête protégeait le malfrat d’un headshot sanglant. Je devais discuter avec cette raclure afin de tirer l’affaire au clair : méritait-il de mourir ici, au milieu de la foule ignorante ?

Soudain, le jeu me propose deux action : continuer de parler et tenter de résoudre l’affaire cordialement ou faire un pas de côté et laisser une balle repeindre le sol façon pastèque. A ce moment j’ai pigé ce que l’histoire du jeu impliquait. Dans Mass Effect premier du nom, la vie était manichéenne. Ce nouvel opus nous propose de voir la vie comme elle est : en gris, où mêmes les plus braves se radicalisent à force de voir le monde ne pas tourner rond. Il nous propose de faire des choix. Cet extraterrestre si Humain au final, devait-il mourir ? Ça m’a pris quelques minutes, le temps d’une clope.

Merci Bioware pour cette expérience, lorsque le jeu vidéo est un média, qu’il vient vous chatouiller le cerveau dans le bon sens. Merci de ne pas m’avoir pris pour un mouton, de ne pas avoir tenté de me séduire avec des artifices de bimbo. Le premier Mass Effect faisait voyager dans l’immensité du cosmos, le second nous propose un voyage intérieur. Et franchement, ce débat sur son orientation plus « action »… Bien de rpg pures peuvent pâlir à côté du travail d’écriture effectué par les p’tits gars de Bioware.

Vivement le 3.

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Kich

Psychologeek, caca gamer et PCiste compulsif opprimé par l'erreur 37 !

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