[Test] Catherine

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Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, en ce bas monde, la fidélité est une chose qui, paraît-il, est appréciée par vos conjoints. N’en déplaise aux coureurs de jupons et autres femmes couguars plutôt mal perçus dans notre bonne vieille société.

Voici deux phrases qui résumeraient bien à elles seules la thématique abordée par le nouveau soft d’Atlus. Le bien nommé Catherine nous plonge dans la peau de Vincent, un trentenaire tout ce qu’il y a de plus casé. En effet, ce dernier est en couple avec Katherine, la femme de sa vie. Celle-ci possède un caractère très autoritaire et ne rêve que de mariage, de vie de famille et d’enfants. Et ce n’est pas sans déplaire à notre héros qui lui est plutôt du genre à se laisser aller. La vie est un long fleuve tranquille dans lequel on ne doit pas trop prévoir à l’avance.

C’est alors que Vincent, au détour de son bar préféré fait la connaissance de Catherine, une charmante jeune fille de 22 ans qui n’a pas froid aux yeux. Elle semble être un esprit totalement libre qui ne pense qu’à s’amuser et vivre l’instant présent. C’est alors que tout se complique : Vincent commence à faire des cauchemars étranges dans lequel il se voit grimper des murs gigantesques et comble du comble, à son réveil et sans qu’il s’en souvienne, Catherine se retrouve dans son lit. Vincent se voit donc embarqué bien malgré lui dans une histoire avec la charmante jeune fille!

Parallèlement, les médias retransmettent une série de meurtres tous plus étranges les uns que les autres.

Rendez-vous au bar!

Catherine se divise en deux parties distinctes, chacune proposant un gameplay diamétralement opposé. Entre chaque cauchemar, vous serez amené à retrouver vos amis dans un bar. Le Stray Sheep est un peu votre repère. Vous pourrez y faire plusieurs choses. Notamment discuter avec divers protagonistes de vos soucis amoureux, jouer à un jeu d’arcade ou encore consulter les news à la télévision. Bien que les cauchemars soient le point névralgique du jeu, cette partie n’est pas à négliger car chacune de vos actions ou de vos conversations vont directement influer sur le moral de Vincent. Ce qui par la suite influera sur le scénario. Vous recevrez également divers SMS auquel il faudra répondre suivant vos décisions dans le jeu.

Chaque décision prise au Stray Sheep vous aiderons à comprendre ce qui arrive à Vincent mais par le biais de certains clients, vous réussirez peut-être à élucider les évènements surnaturels qui gravitent autour de ce bar.

Des cauchemars en blocs! 

La seconde partie du jeu se déroule chaque nuit dans les cauchemars de Vincent. Ici, rien à voir avec la vie réelle puisque l’on joue à un puzzle-game en pleine puissance. Concrètement, vous vous retrouvez en bas d’une gigantesque structure composée de blocs. Le but du jeu sera de grimper jusqu’à la sortie avant que le sol ne se dérobe sous vos pieds. Pour se faire, vous aller devoir redoubler d’ingéniosité et manier ces cubes pour vous créer des plateformes. Jusque là tout va bien, mais de nombreux pièges vont venir vous compliquer l’existence, certains blocs seront piégés ou encore d’autres, composés de glace, ne manqueront pas de vous faire chuter dans le vide si vous ne faites pas attention. Et encore ce n’est qu’un petit aperçu des divers embûches qui vous attendent. On a ici une difficulté progressive mais qui paradoxalement devient vite très compliquée à gérer lorsque les différents pièges commencent à se superposer. Ce simple fait m’amène à vous conseiller d’éviter le soft si vous êtes: cardiaque, impatient ou encore nerveux.

A ceci viendra s’ajouter une série de boss qui augmentera encore cette difficulté. Ces derniers vous poursuivront dans votre escalade et entraverons votre progression soit en vous attaquant directement soit en modifiant l’environnement directement. Bien que les premiers soient relativement faciles à distancer, au fur et à mesure du jeu, ils progresseront plus rapidement et seront bien plus agressif. Autrement dit, c’est un point de difficulté non négligeable.

Chaque cauchemars est divisé en plusieurs pallier. Entre chaque niveau, vous pourrez rencontrer une bande de moutons qui sont pris au piège dans ce cauchemars avec vous. Ces derniers vous aiderons à apprendre de nouvelles techniques. Avant de continuer à progresser dans le niveau, des questions vous seront posées, ces dernières influençant également le moral de Vincent.

Catherine est… bien foutue ! 

Graphiquement, on reconnait tout de suite la patte d’Atlus. Les cinématiques sont tournées à la manière d’un manga mais avec un style particulier semblable à ce qu’on a pu voir dans les Shin Megami Tensei ou encore dans Persona. En jeu, les environnements sont soignés et les personnages sont tous très travaillés.

Niveau bande son, c’est une très bonne surprise! Les doublages (Anglais, sous titrés français) sont très réussit et donnent du charisme aux protagonistes. La bande originale est une petite merveille. Celle-ci vient rythmer le jeu passant allègrement du hip hop aux sonates sans oublier des phases plus rock. Un vrai bonheur auditif! Encore quelque chose qu’Atlus a l’habitude de nous offrir mais ici, c’est encore plus vrai tant la qualité est au rendez-vous.

Scénaristiquement parlant, ne vous y trompez pas, le jeu est très riche, vous serez surpris à de nombreuses reprises par la tournure des évènements. Même si la base du scénario rapporte un simple fait de société, Vincent va traverser des épreuves pour le moins inattendues et vous serez seul maître de son destin.

 

Il vous faudra facilement une quinzaine d’heures pour terminer le jeu une première fois. Mais sachez que le jeu comporte pas moins de 8 fins différentes. Ces dernières étant toutes bien singulières, elles valent donc toutes le coup d’être vue. Un vrai petit bonheur pour les plus aguerris d’entre vous.  Il faudra redoubler d’efforts pour y parvenir car terminer le jeu rien qu’une fois est déjà en soit un challenge tant le niveau de difficulté dans les derniers niveaux devient infernal.

Point de vue gameplay, le jeu se prend en main rapidement. Néanmoins il est regrettable que, principalement lors de certains boss, celui-ci s’emballe facilement. Au moindre changement de caméra, les commandes ont tendance à s’inverser et on en perd facilement ses repères.

Au final, Catherine est un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains. D’une part car le jeu demande une patience extrême et vous fera passer de sales quart-d’heure de try and retry. Vous serez souvent amené à prendre des décisions importantes pour l’évolution du puzzle dans un très court laps de temps. Sang froid et persévérance devront être vos maîtres mots si vous comptez relever les défis qui vous seront imposés. D’autre part, Catherine mérite amplement son PEGI 18 car il traîte de façon satirique un sujet assez sensible. Certains passages vous mettrons face à des situations plus que glauques (Particulièrement devant les boss pour le moins évocateurs). Catherine est un jeu qui a été pensé pour un public mature de par son scénario et sa difficulté. Vous êtes prévenus !

 

 Le jeu est disponible sur PS3 et Xbox360 depuis  le 9 février dernier. En édition normale et collector.

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A propos de l'auteur

Jeux du moment : Metal Gear Solid V: TPP, Final Fantasy XIV, The Binding of Isaac Rebirth, Final Fantasy : Record Keeper, DaganRonpa 2.

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