Hitman Absolution : premières impressions

C’est une véritable chance que j’ai eu mardi soir. En effet Square-Enix m’a proposé de poser les mains sur une version “pré-beta” d’Hitman Absolution dans un loft Parisien de toute beauté. En tant que gros fan de la licence Hitman, je vais essayer de vous en parler en toute objectivité… C’est pas gagné.

N’ayant vu qu’une mission d’un jeu encore en développement, je vais éviter de tirer des conclusions ou faire des généralités. Je vais donc vous livrer mes impressions comme je les ai vécu, en jouant tout simplement. J’ai pu faire dans son intégralité la 2ème mission autant de fois que je le voulais. La scène se passe en dans le quartier chinois de Chicago, et je suis à la recherche d’informations sur « The King of Chinatown », qui est par ailleurs le nom de cette mission. Seul un homme peut me les fournir et ma seule monnaie d’échange, c’est mes compétences d’assassin. Je dois tuer un baron de la drogue qui fait de l’ombre à mon informateur.

Je démarre le niveau dans une ruelle déserte, idéale pour se familiariser avec les mouvements du personnage. Ayant joué aussi bien sur PC que sur console, je trouve que l’assignation des touches est assez bien pensée. Premier constat, tout ça bouge très bien, c’est fluide, les décors sont chouettes, le rendu des couleurs et l’éclairage sont vraiment jolis. Bon, c’est pas tout ça, mais j’en envie d’en découdre. Je continue mon chemin et passe une première porte cochère pour arriver sur une place, une sorte de marché, bondé de monde. Et là, premier choc.

Dieu que c’est beau…

La foule est saisissante de réalisme. Chaque personne vaque à ses occupations, à droite un cuistot s’active son wok en évitant les gerbes de flammes, d’autres discutent, le tout dans un brouhaha incessant. Merci au moteur Glacier 2. Le jeu tente alors de vous aiguiller en faisant apparaître des tips à l’écran. En l’occurrence, il me conseille de repérer ma cible en utilisant mon instinct. Courtois comme je suis, je suis ses conseils et avance un peu au milieu de la place. J’active l’instinct, l’écran se désature pour faire apparaître en surbrillance les personnages clés. Les gardes apparaissent en jaune, ma cible, elle, ressort en rouge à travers le kiosque à musique dans lequel elle se pavane.

Rien qu’ici on sent que IO-Interactive ne s’est pas reposé sur ses lauriers. J’avais un peu peur de ce que ça pouvait donner car depuis Blood Money, l’eau a coulé sous les ponts. Avec des titres comme Splinter Cell Conviction ou Assassin’s Creed, la barre était assez haute. Et puisque je parle d’Assassin’s Creed, comment ne pas voir l’analogie entre la Vision d’Aigle d’Ezio et l’instinct de 47 ? J’avais peur de cette feature mais elle se révèle être un atout sympa en pleine partie et se justifie complètement. C’est assez logique qu’un tueur comme 47 aient sa propre intuition, comme vous et moi (dans d’autres registres).

Bref, maintenant que ma cible est identifiée, j’ai carte blanche pour choisir ma manière de l’éliminer. Sur ma droite, je vois une ruelle avec un flic isolé devant une voiture de sport. En vieux briscard que je suis, je me prépare à me le farcir pour prendre ses fringues, et puis après on verra bien. Je passe devant lui, il m’envoie chier. Damned, je ne peux pas le contourner. Je retourne sur mes pas et trouve une bouteille en verre qui traîne. Je retourne le voir avec la bouteille pour l’assommer, mais pensant devoir utiliser cette bouteille comme une arme, j’appuie sur la touche de mise en joue ce qui me fait sortir mes 2 pistolets. Le flic me jugeant hostile, c’est cette fois lui qui me met en joue.

Dans les anciens Hitman, j’aurai déjà pris une bastos. Là, j’ai le choix de me rendre. Enfin… De faire semblant de me rendre. 47 lève donc ses mains en l’air et se fige. Le temps s’arrête presque et en un éclair, 47 fait une prise pour le désarmer et se servir de lui comme d’un bouclier humain. La grande classe ! Bon, par contre j’ai alerté tout le monde et j’ai déjà 3 flics qui commencent à m’envoyer des pruneaux dans le buffet. Bim. Je suis mort.

J’ai clairement joué cette partie comme une merde. Enfin disons plutôt que j’ai joué comme je jouais dans les anciens Hitman et ça ne fonctionne plus vraiment pareil, les paramètres semblent plus fins. Rien que pour ça, je trouve le jeu déjà génial et jouissif.

Même joueur joue encore…

Je recommence du début et tente une autre approche. Du centre de la place, je regarde autour de moi et scrute les façades des immeubles. Je vois qu’une fenêtre semble ouverte. Des flashs d’anciennes missions me viennent. Et si je m’y positionnais pour sniper ma cible ?

Je me dirige vers le bâtiment en question, mais au fond du couloir au rez-de-chaussée, un flic matte la télé. Ca tombe bien, j’ai une armoire électrique pas loin et je peux virer un fusible pour couper le courant. Ayant coupé son programme, le flic se bouge et me laisse le champ libre pour passer dans son dos en loucedé. A l’étage et je me retrouve nez à nez avec un dealer qui ressemble à Bono. Après m’avoir menacé il me met en joue.

Ha ha ah… L’idiot…

Bim ! Il finit avec 2 balles dans les narines. Je m’en débarrasse et rentre chez lui. Comme par hasard, qu’est-ce qu’il a sur son bureau ? Oui, un putain de gros fusil de sniper. Je m’équipe, rapproche de la fenêtre et BLOOM ! Adieu le baron de la drogue. Bon, malgré tout cette méthode est loin d’être discrète et le flic que j’avais esquivé tout à l’heure accoure vers moi.

Ha ha ah… L’idiot…

Bim ! Il finit dans un casier presque à poil et moi dans la rue déguisé en flic. Là deuxième choc. La place est vide. Dans les premiers Hitman, la découverte d’un cadavre affolait déjà les PNJ mais globalement la vie reprenait son cours assez rapidement. Là, on sent très significativement qu’il s’est passé quelque chose de grave. Il ne reste que quelques civils ça et là, accroupis, priant pour leur survie. Les flics font des rondes, sont sur le qui-vive. Le “drame” est presque palpable.

J’avance un peu, et un autre tips s’affiche m’invitant à quitter la scène du crime. Je me dirige vers une porte en fond de cour qui est gardée par 2 flics. Là encore, le jeu me conseille d’utiliser mon instinct mais cette fois-ci pour me cacher légèrement le visage… « Ha, you must be the new guy… » me dit l’un d’entre eux. Une zone de danger apparaît alors autour de moi, sous la forme d’un arc de cercle d’abord gris, puis rouge à mesure que la menace se fait plus présente. Pensant que l’activation de l’instinct suffit je continue ma route mais ma couverture tombe rapidement et je suis une fois de plus mis en joue.

Ah ah ah… Les idiots…

Double bim ! Avec une facilité déconcertante, j’ai flingué les 2 flics (et… agents de la paix avant tout) dans un concert de balles. Tum tum tum. Le bruits sourd de mes 2 hardballers silencieux à fait son œuvre. Je ne peux pas quitter la scène du crime tant que le calme n’est pas revenu. J’ai une armée de flics et une équipe tactique aux trousses. Je me cache derrière des caisses et entame le combat. Tum tum tum. Je les flingue un par un mais commence à manquer de munitions. Je décide donc de les laisser venir suffisamment près de moi pour récupérer un pistolet mitrailleur et arroser ceux qui restent, mais ils sont trop nombreux et je fini par mourir. Une nouvelle preuve que la manière la plus efficace de jouer à Hitman c’est d’être discret…

On remet ça ?

Troisième partie, je décide faire les choses autrement. On va tenter la manière douce. J’apprends que Bono était en fait un dealer qui doit fournir ma cible en dope. Je retourne chez lui, le liquide et m’habille comme lui. En plouc donc. Devant le baron de la drogue, on convient de faire notre business à l’écart des yeux indiscrets. La ruelle du début du jeu semble tout indiquée. Le baron de la drogue me suit et se retrouve donc seul avec moi dans une rue déserte.

Ah ah ah… L’idiot…

Bim ! Il finit avec une balle dans la tronche. Adieu mec. Je cache le corps et décide de retourner chercher mon costard au pressing chez le dealer. Mais au moment ou j’ouvre la porte, le fameux cuistot de tout à l’heure s’affole. Je retourne sur mes pas pour me planquer. Là, le jeu m’informe qu’un témoin (notre ami de chez Top Chef) à trouvé une mare de sang. Shit ! Je n’aurai pas pensé que ce facteur était aussi important dans Hitman Absolution. Un flic arrive sur les lieux du crime et commence à faire une ronde… Seul…

Ah ah ah… L’idiot…

Bim ! Je suis donc maintenant un flic qui vient de faire une ronde et qui, bien sûr n’a rien trouvé. Je m’oriente donc vers l’appartement de Bono pour reprendre mon costume. Habillé comme un homme normal, je peux donc quitter la scène du crime sans problème. Mission terminée.

Mes conclusions à chaud

Je dois vous avouer que le peu que j’ai pu faire me laisse déjà rêveur. C’était un véritable orgasme pour le fan d’Hitman que je suis car les nouvelles features et l’amélioration de celles qu’on connaissait déjà sont vraiment chouettes. Le titre à une replayabilité incroyable, c’est limite amusant de se faire tuer car ça vous laisse le plaisir de refaire les choses autrement à chaque fois. A ce propos, rien que pour ce niveau on m’a annoncé qu’il était possible de le terminer de 26 façons différentes ! C’est donc un constat très positif et j’espère que ce jeu trouvera son public (autour de moi je connais peu de gens attiré à la base par cette licence). En tout cas pour moi, c’est clairement une attente insoutenable jusqu’au 20 novembre…


 

Panda

Ours-chat. J'ai inventé le jeu de paume un soir de doute. @gropanda