Steam Greenlight : c’est vous qui décidez !

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Chez Steam, le client est roi !

Au cours du Podcast n° 51, nous avions évoqué les soldes sur Steam au cours desquelles les joueurs pouvaient choisir le jeu qui serait soldé pour les heures à venir parmi une liste de 3 propositions.

Aujourd’hui Steam va encore plus loin avec son tout nouveau concept : Steam Greenlight ! Ce sujet a été très rapidement évoqué au cours du Podcast n°54 (en allusion avec le jeu Black Mesa) mais le sujet mérite qu’on s’y attarde un peu plus.

Grâce à Steam Greenlight, ce sont les joueurs qui choisissent les jeux indépendants qui seront ajoutés au catalogue de Steam. Cette idée novatrice permet aux gamers de parcourir une liste de jeux et de « liker » (évaluer positivement) ceux qui seraient susceptibles de les intéresser et disliker ceux qui ne l’intéressent pas ! Les jeux ayant récolté beaucoup de « likes » sont alors choisis pour entrer dans le catalogue Steam (et être commercialisés).

Afin d’évaluer son intérêt pour le jeu, le joueur a accès à une page sur laquelle on retrouve des screenshot du jeu, une vidéo de présentation (facultative), une description du jeu ainsi que des petites citations provenant de plusieurs sites de références au sujet de ce jeu (comme par exemple IGN.com, score métacritique etc…).

 

Dans ce système tout le monde y trouve son compte :

  • Steam publie des jeux populaires au sein de sa communauté (il y a donc de fortes chances pour que ces jeux se vendent bien une fois disponibles)
  • Les joueurs retrouvent les jeux qui les intéressent dans le catalogue Steam
  • Les développeurs ont un retour sur leurs jeux via les commentaires laissés par les joueurs.

Exemple de page Greenlight…
Chez Gamerside, on adore les simulations de train !

Le jeu Black Mesa est un exemple de succès Greenlight : le jeu a été l’un des 10 premiers à récolter les « likes » nécessaires à sa commercialisation (cf article de MikeNoy).

Aujourd’hui grâce à Steam Greenlight, le choix d’ajouter un jeu au catalogue Steam ne repose plus seulement sur la dizaine de personne chargées du choix des jeux mais sur l’entière communauté Steam. C’est une chance de plus pour les petits éditeurs de sortir de l’anonymat !

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Est ce que le fait d'acheter plus de jeux qu'on a le temps d'en faire est une pathologie ? Si oui, quel formulaire doit on utiliser pour se faire rembourser les jeux par la sécu ?

7 commentaires

  1. Avatar

    La plate forme valvesque ça n’est pas les gamers mais une partie des gamers (cf. « Cette idée novatrice permet aux gamers « ).

    En ce qui me concerne le jeux indépendant n’est pas compatible avec un business model spoliateur coercitif et qui rend captif le consommateur.

    En effet de mon point de vue, le jeu indépendant c’est avant tout une relation plus respectueuse du client qui passe notamment par l’absence de DRMàlacon, de spyware, et d’obligation forcée de souscrire à un facebook du jeu vidéo, bref tout ce que n’est pas steam.

    Pour moi donc, Steam Greenlight c’est la fausse bonne idée à laquelle je n’adhère pas du tout, je lui préfère sans aucune hésitation des business model de type crowndfunding bien plus respectueux du créateur et du consommateur (même si tout n’est pas rose non plus, notamment en ce qui concerne la protection légale du financeur ).

    • Avatar

      Crowdfunding / Steam , l’un n’empêche pas l’autre 🙂
      Le financement participatif va te permettre de financer le développement de ton jeu. Une fois le développement terminé, vient l’étape de la distribution. Plusieurs choix sont possibles : vendre le jeu en boite, vendre le jeu sur un site perso, vendre le jeu sur une plateforme démat, etc …
      La vente en boite est souvent inaccessible pour les indépendants. Pour ce qui est des deux autres solutions, il est clair que la fréquentation sur Steam est bien plus élevée que celle de n’importe quel site perso de developpeur indé. Du coup, si tu veux que ton jeu ait une bonne visibilité, (condition nécessaire pour bien le vendre) une plateforme démat est un gros atout (que tu payes cher mais bon…)
      Pour ce qui est des DRM, il ne faut pas confondre indépendant et bénévole. Les studios indés ont aussi besoin de remplir leur caisses s’ils ne veulent pas déposer le bilan. Du coup pour assurer leurs revenus, ils sont obligés de mettre des DRM (on sait bien que ça ne protège pas le jeu a 100 % mais ça diminue l’impact).
      Ces thèmes sont très intéressants et posent de bonnes question. Pour ceux que ça intéresse, on apprend bcp de choses sur les coulisses de Steam dans le Podcast 53 « Inside my dindon » starring la team turbo dindon.
      On a aussi dans l’actualité la triste nouvelle de la fermeture du studio français Hydravision 🙁
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydravision
      http://www.gamekult.com/actu/hydravision-a-ferme-ses-portes-A104834.html

  2. Avatar

    Super article coup de gueule! Merci Captain!
    il ne faut jamais oublier que l’industrie du jeu video est une industrie (dc une question de fric).dans cette industrie Steam a le meme role que carrefour dans les produits de grande conso et donc les memes critiques s’y appliquent : difficulte d’acces, services chers etc… la distribution a souvent un pouvoir de negociation plus fort que celui de ses fournisseurs du coup quand ce pouvoir est dilue je pense que c’est toujours une bonne nouvelle 🙂
    ceci dit Lion 2 a raison pour vendre un jv, c’est comme pour tout : il te faut un bon produit et un bon commercial.

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