[Un coup d’oeil dans le retro] Defender of the Crown

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TITRE

Le dernier Podcast en ligne sur le site, le numéro 58, que je vous conseille d’écouter rapidement, m’a donné envie de partager à mon tour avec vous, quelques souvenirs de retrogamer. J’essayerai de poster de temps en temps mes impressions et souvenirs sur un titre qui m’avait alors particulièrement plu…

Je ne peux commencer aujourd’hui qu’avec du très lourd pour moi, j’ai nommé mon jeu adoré, fétiche, qui tient le haut du pavé depuis plusieurs décennies, j’ai nommé Defender of The Crown sur Amstrad CPC 6128 et Amiga 600… 

J’ai tellement joué à ce jeu, que je me demande encore comment la disquette ne s’est pas désintégrée vu le nombre de fois où elle a été sollicitée… Defender of the Crown est sorti en 1989 sur Amstrad. Mais il faut savoir que cela faisait 3 ans que je fantasmais littéralement sur le screen ci-dessous issu de la version Amiga, datant de 1986:

AMIGA

 

Le jour où il fut disponible sur Amstrad, je me précipitais directement à la Fnac Montparnasse et me saisissais du précieux Graal… Graphiquement il est certain que sur CPC, nous étions à mille lieues de la finesse des graphismes made in Amiga… Mais qu’importe, j’étais tellement content que cela n’avait pas beaucoup d’importance. Et puis finalement, la version Amstrad tenait très largement la route!!!!

Ce jeu vous plaçait dans la peau d’un des quatre chevaliers Saxon proposés, en plein cœur d’une Angleterre médiévale… Les jours sombres planent sur ce royaume qui vient de perdre son Roi et dont la couronne a été volée… Saxons et Normands s’accusent mutuellement et se lancent dans une guerre fratricide pour la conquête du pouvoir… Après une entrevue avec Robin de Locksley en personne, vous voilà à la tête d’un château et de 10 soldats… Autant dire rien… Et c’est à partir de cette situation plus que périlleuse que vous allez devoir conquérir le pouvoir et vaincre tous vos adversaires Normands ainsi que vos frères Saxons…

Après une rapide introduction, vous aviez le choix entre 4 personnages aux caractéristiques bien distinctes. Ce choix avait de vraies conséquences dans le bon déroulement de l’aventure. Si vous choisissiez un personnage fort en joute, vous pouviez alors très facilement gagner des territoires en les jouant lors de tournois. Si vous étiez fort à l’épée, vous aviez plus de chances de réussir vos raids contre des châteaux adverses et plus de facilité pour sauver une princesse kidnappée…
Une fois ce choix effectué, votre campagne pouvait débuter…

INTRO

Les premiers tours de jeux se révélaient assez simples car le nombre de soldats était à peu près équivalent dans tous les camps. Les territoires conquis vous rapportaient des revenus que vous pouviez utiliser de diverses manières. Racheter des soldats, des cavaliers, des catapultes ou des châteaux… Il fallait toujours bien penser à laisser des soldats dans votre château afin de pouvoir résister à un siège ennemi. La condition sine qua non pour partir à l’assaut des châteaux ennemis était bien sûr d’avoir en votre possession une catapulte.

Le siège était vraiment un moment fort du jeu. À l’aide de ladite catapulte vous détruisiez le mur d’enceinte petit à petit jusqu’à sa destruction totale. Ce qui vous permettait alors de partir à l’assaut dudit château. La version Amstrad ayant été réalisée après la version Amiga, vous disposiez de 3 types de projectiles au lieu de deux. Aux simples pierres et vasques enflammées, s’ajoutaient des projectiles « bactériologiques »… Je ne me rappelle plus s’il était question de peste ou autre, mais de tels projectiles réduisaient de manière considérable le nombre de soldats ennemis présents dans le château assiégé…

SIEGE

Les tournois vous permettaient de mettre en jeu un de vos territoires et d’avoir des vues sur un territoire ennemi. Autre différence avec la version Amiga, la joute sur Amstrad était vraiment très facile… Il suffisait de placer un rectangle rouge au centre du bouclier du cavalier adverse… Vous gagniez à tous les coups… En revanche sur la version Amiga, la lance était représentée en vue subjective, et là, réussir à désarçonner votre adversaire relevait du coup de pot… C’est bien simple, sur Amiga je n’ai jamais réussi à gagner un tournoi. Oui, car il faut savoir que je l’avais racheté Defender of the Crown sur Amiga quelques années plus tard… Autre différence notable entre les deux versions concernait les expressions du visage de votre personnage en haut de l’écran. Sur Amstrad l’expression de ce dernier ne changeait en rien. En revanche sur Amiga, la tête de votre perso se modifiait en fonction des actions réussies ou ratées. Si votre trésorerie était au plus bas ou si vous perdiez des territoires, en gros si vous étiez mal barré, votre visage se salissait et vous perdiez votre sourire… Anecdotique mais pour 1986 s’était vraiment incroyable et cela ajoutait un vrai plus à la version Amiga…

TOURNOIS

Autre point, vous pouviez demander une entrevue et de l’aide à Robin des Bois, par trois fois durant une partie. Ce dernier vous prêtait, pour un assaut, moult soldats et cavaliers, ce qui était un vrai plus et vous permettait très souvent de remporter votre siège haut la main…

Vous aviez également la possibilité d’engager des espions et de les envoyer dans les châteaux ennemis afin de connaître le nombre de soldats et de cavaliers qui vous attendaient en embuscade sur un territoire à conquérir… Très pratique pour éviter de se prendre une branlée et de voir votre armée se faire amputer d’un grand nombre de soldats.

Les raids dans les châteaux ennemis avaient pour but de dérober le contenu des coffres afin de grossir votre trésorerie ou encore de délivrer une princesse ce qui vous permettait de remporter le territoire sur lequel se déroulait cette attaque surprise… Cette dernière se résumait essentiellement à des combats à l’épée vue de côté… L’une des phases de jeu vraiment difficile et loin d’être évidente… Si vous étiez fan des raids, vous aviez intérêt à avoir choisi un personnage fort à l’épée car autant vous dire que si ce dernier avait des caractéristiques moyennes ou faibles, vous n’aviez aucune chance de parvenir jusqu’au coffre et encore moins jusqu’à la ceinture de chasteté de la princesse esseulée…

RAID

PRINCESSE

Un jeu très complet, sublime, addictif et à la rejouabilité infinie… Et puis en 1986, après Star Wars, l’époque que j’affectionnais le plus, comme beaucoup de petits garçons, était bien évidemment celle des châteaux forts, des chevaliers et des combats à l’épée… Defender of the Crown m’a comblé durant de très longs mois et reste toujours aujourd’hui MON jeu absolu, ma préférence vidéoludique totale!!!! Le jeu que j’emporte avec moi sur une île déserte…

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17 commentaires

  1. Avatar

    Que de souvenirs. Merci de me rappeler que je suis un vieux con de gamer ^^ (cpc 464 monochrome tu peux pas test, rappelle toi Commando et son heure de chargement, sans parler des soucis d’azimutage avec la partie k7 du cpc, fallait jouer du tournevis pour bien régler la vis….). Un jeu magnifique que ce Defender of the Crown, sur Atari st pour ma part. Merci pour la madeleine.

    • Avatar

      J’avais racheté ce remake sur PS2… C’était une catastrophe… 🙁

      Si tu peux, essayes de retrouver l’original… Je sais qu’il est ressortit sur ipad et iphone si jamais tu n’arrives pas à le trouver sur PC… 🙂

    • Avatar

      pas eu de bons échos de la version 2007
      la version de 2003 (Robin Hood Defender Of The Crown) était pas trop mal, on ne choisissait plus son personnage Robin Hood !… et Wilfried of Hivanoe d’office pour les joutes), les sièges étaient plus élaborés (4 murs à faire tomber et pendant ce temps on perdait des hommes à cause des éventuels archers ennemis)
      Présence de séquences tir à l’arc (raid territoire) où l’on pouvait aussi des fois tomber sur une demoiselle à secourir.
      Et les raids de châteaux étaient parfois plus compliqués (parfois trois adversaires à affronter, soldats voire chevaliers)

  2. Avatar

    Une petite correction; j’ai un doute quant au fait de récupérer un territoire lorsqu’on libère une princesse. Il me semble que cette dernière était juste à vos côtés et que sur certaines versions son visage était accolé à celui de votre personnage…

    Voilà les cocos 😉

  3. Avatar

    aie aie aie ! dire que je ne savais même pas que DotC avait été porté sur CPC (à la limite… tant mieux pour moi)

    je pense aussi que la libération de la princesse ne faisait pas gagner un territoire mais créait une alliance avec un des autres seigneurs. Je me trompe ?

    Enfin, bref, Defender of The Crown, j’ai acheté un 16/32 bits pour pouvoir y jouer (un 520 Stf à l’époque).
    Puis j’ai troqué cette machine pour un Amiga 500, pour pouvoir jouer à la version Amiga (la « vraie »).
    Bon y’avait aussi Test Drive et F18a Interceptor sur l’Amiga.

    Quelles tueries !!!

    Merci pour ce rappel !

    • Avatar

      « je pense aussi que la libération de la princesse ne faisait pas gagner un territoire mais créait une alliance avec un des autres seigneurs. Je me trompe ? »

      Comme dit au-dessus, il me semble bien que la libération de la princesse ne donnait effectivement aucun droit à quelconque territoire… Je vais rechercher sur le web afin d’avoir le fin mot de l’histoire 😉

      Ravi que ce genre d’article vous plaise!
      RDV bientôt pour un autre coup d’oeil dans le retro alors 😉

  4. Avatar

    selon wikipedia français,  » Une fois la princesse libérée, le mariage avec son ravisseur amène la dot des terres du baron tutélaire : il s’agit donc bien du romantisme médiéval d’un film de cape et d’épée. »

    Bon bref, la princesse est une bonne affaire… surtout si beau-papa est tuné.

    Un grand classique on vous dit !

    • Avatar

      bonjour à tous
      merci pour ce rétro test (il me semblait que la version CPC datait de 1988… mais bon à force de manipuler cette bonne vieille disquette 3″ l’année de copyright de UBI Soft s’était effacée…)

      Effectivement, concernant les demoiselles à secourir: dans la version CPC leur libération était donc suivi d’amour, de l’animation sympa (apparemment plus sexy sur C64?), d’un mariage, ainsi que du retrait de l’aventure de son tuteur « las des combats »; on héritait donc de son château et de ses éventuels autres territoires (mais cela en fonction de la haine que vous portait le tuteur il me semble, option carte « voir lord »)
      Ce qui était sympa dans la version CPC c’est que l’on pouvait demander l’aide de Robin pour étre súr de pouvoir secourir la demoiselle en détresse (le niveau d’énergie devenait maximum pour l’occasion…pratique si l’on n’avait pas choisi Geoffrey Longsword comme personnage… parce que c’était assez dur de gagner à l’épée avec Cedric of Rotherwood !)

      un jeu excellent… souvenir sympa de mon adolescence

      bye

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