[Un coup d’oeil dans le retro] Elvira : Mistress of the Dark (Amiga)

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Elvira : Mistress of the Dark, « Point and click, RPG, aventure, action » avec des notions de survival, que je découvris sur Amiga l’année de sa sortie appartient à cette catégorie de jeu dont on se souvient encore des années plus tard… Le terme de « survival » peut sembler anachronique ici puisque ce genre n’existait pas encore en 1990 mais il me semble tout de même particulièrement bien approprié pour ce jeu. En effet, Elvira : Mistress of the Dark, parvenait à mixer tous les ingrédients d’un bon survival : horreur, difficulté, unité de lieu, violence et énigmes à résoudre.

Elvira est un personnage atypique qui ne parlera qu’aux plus vieux d’entre nous et dont le décolleté plongeant aura marqué la mémoire de tous les ados que nous étions…
Cassandra Peterson incarna le personnage fictif d’Elvira durant de nombreuses années. Sorte de créature de la nuit ou de gardienne de la Crypte, vétue de noir, fortement inspiré par une autre créature gothique, Vampira ou encore Morticia… Ce personnage d’Elvira, issu d’une série TV et fort de son succès, servi de point de départ à la création d’un premier jeu mettant en scène la miss, à savoir : Elvira : Mistress of the Dark. Un second jeu verra le jour en 1992: Elvira II : The Jaws of Cerberus…

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L’histoire est somme toute assez simple. Elvira venant d’hériter du château de son oncle défunt, fait appel à nos services de chasseur de monstres. Mais pourquoi nous engage-t-elle ? Pas pour lui masser les pieds, le dos ou toute autre partie de son anatomie, mais bien pour débarrasser le château Killbragant de tous les monstres revenus d’outre-tombe qui hantent les lieux… Et par la même occasion, libérer Elvira de ses geôliers démoniaques… La récompense nous sera dévoilée en toute fin de jeu via un screen noir et quelques lignes explicites. Pour sauver la belle (oui les goûts et les couleurs) vous deviez récupérer 6 clés dispersées dans tout le domaine afin d’ouvrir un coffre dans lequel se trouvent deux artefacts vous permettant d’éliminer l’entité maléfique à l’origine de tous les phénomènes étranges, dangereux et démoniaques…

Le domaine est tout simplement immense. Entre les tours, les dongeons, les souterrains, les catacombes, les jardins et même un labyrinthe, vous aviez de quoi faire, de quoi vous égarer, vous perdre et errer telle une âme en peine dans ce lieu tombé aux mains de l’Enfer et de ses sbires…

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Le jeu se jouait à la souris. Pour avancer vous deviez cliquer sur les flèches correspondant aux directions souhaitées. Ces phases se déroulaient en vue à la première personne… Rien de fluide dans les déplacements, mais juste un enchainement de screens fixes, un peu comme dans le jeu Myst. Lors des combats, on se trouvait face à notre ennemi, et nous ne pouvions que cliquer sur « bloquer » ou « parer » puis « frapper » ou « tailler »… Autant vous dire que cela participait grandement à la difficulté du jeu… Combien de fois je me suis fait démonté lors de ces combats et affrontements…

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Comme tout bon « survival-action-aventure-point-and-click », on pouvait récolter de très nombreux items, qui nous permettaient d’élaborer potions et armes enchantées… Les affrontements devenaient alors plus simples…

Le bestiaire infernal regroupait tous les clichés des monstres maléfiques : Loups-garous, Goules, Vampires ou encore sorciers et sorcières. Les confrontations avec les gardes de base ne posaient plus trop de problèmes à partir du moment où vous aviez une épée solide et quelques potions pour vous aider.

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En revanche pour les ennemis que je qualifierais de « mini-boss », c’était quitte ou double. Je m’explique. Par exemple, au détour d’une haie vous tombiez nez à nez avec un fauconnier et son faucon. Celui-ci ordonnait à son rapace de vous attaquer. Si par malheur vous n’aviez pas préalablement découvert une arbalète et des carreaux, vous n’aviez aucune chance de vous en sortir. Cette saloperie d’oiseau vous arrachait les yeux et vous n’aviez plus que vos yeux pour pleurer… Euh, enfin non, plus que vos orbites pour pleurer… Pour les vampires c’était la même chose, pas de pieu ni de maillet et vous pouviez dire adieu à votre petite vie bien fragile… Etc…

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Ce qui me conduit à vous parler ici des morts atroces et explicites qui à l’époque me choquèrent pas mal… Vous trouverez ci-dessous de nombreuses variantes de morts plus ou moins atroces que ces foutus mini-boss vous réservaient. L’image de la tête flottant dans une marmite de soupe et baignant dans des petits pois resta gravé en moi pendant très longtemps. Je crois que si je devais résumer ce jeu par une seule image ce serait celle-ci…

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Graphiquement Elvira : Mistress of the Dark sur Amiga tenait vraiment la route et était vraiment sublime. Sans parler des musiques fantastiques et envoûtantes. Les ennemis profitaient de bruitages qui leur étaient propres et vraiment convaincants. Un très bon cru 1990.

Après de très nombreuses heures passées à mourir de multiples manières, plus horribles les unes que les autres, après avoir errer dans les catacombes sordides de ce château, après avoir affronter l’Enfer et ses familiers et après m’être débarrassé de cette pute de sorcière d’Emelda, venait enfin la récompense tant attendue… Un screen animé d’Elvira haletante nous faisant signe d’approcher, un clin d’œil, la bouche en cœur, puis apparaissait le screen de fin pour ultime récompense, dont je vous laisse découvrir le contenu prometteur ci-dessous…

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Pour conclure je dirai que Elvira : Mistress of the Dark fait partie de ces jeux qui m’auront marqué par son ambiance unique et son atmosphère moite, violente, glauque, impitoyable et flippante à souhait. Mais ce furent bien évidemment les morts plus qu’atroces qui marquèrent au fer rouge ma mémoire de joueur…

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4 commentaires

  1. Ca serait bien qu’ils resortent ce style de jeu sur smartphones/tablettes. Il y avait de très bon point and clic dans les années 90.

  2. Putain ça c’est de la récompense de fin au moins, tu regrette pas d’avoir fais le jeu !
    Ca fait longtemps que j’ai pas eu de bon point’n’clic a me mettre sous la dent moi d’ailleurs, j’attend avec impatience le Broken Age de Tim Schafer 🙂 !

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