[Un coup d’oeil dans le retro] Iron Lord (Atari STE)

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Iron Lord fait typiquement partie de ces jeux qui m’ont laissé de nombreux souvenirs impérissables… Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Question de pure nostalgie enfantine j’imagine… Je l’avais eu plusieurs mois après sa sortie, d’une part car cette dernière avait été maintes et maintes fois reculée, au grand dam des joueurs mais surtout parce que je n’avais eu mon Atari STE que fin 1990… Toujours est-il qu’à l’époque, j’étais en pleine « période médiévale », et qu’après avoir usé les disquettes sur mon CPC de mon chouchou Defender of The Crown, je me jetais à corps perdu sur Iron Lord…

Évidemment ce qui saute aux yeux lorsque l’on passe du CPC au STE c’est bien sûr le gap technologique. Tout au long de ce petit billet je vais revenir sur des détails techniques qui à l’époque avaient de quoi nous bluffer et nous faire nous exclamer de perpétuels «Whoua, incroyable»… Des détails qui font rire ou sourire aujourd’hui, mais qui, en ces temps reculés, étaient le top du top. Alors je sais bien, cela fait toujours un peu vieux con qui parle d’un temps révolu avec des «à l’époque» toutes les cinq lignes, mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque justement et bien se rappeler du niveau technologique qui nous était offert… 

Bon, revenons au jeu qui nous intéresse aujourd’hui. Distribué par Ubisoft, Iron Lord, fit une entrée fracassante sur nos ordinateurs de part ses graphismes sublimes et son scénario béton qui nous mettait immédiatement le pied à l’étrier.

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La région était représentée par une carte colorée, magnifique et fourmillant de détails. Des villages de-ci de-là, une rivière d’un bleu limpide, un moulin à vent au loin, un monastère et un château dont la position centrale n’en confirmait que son importance. Car ce château c’est bien sûr le notre… Nous voici de retour sur nos terres natales après des années de croisades pour retrouver une population qui ne connait plus que souffrance, terreur et injustice. Notre oncle, cet enfoiré, profitant de notre absence s’est emparé du trône et fait régner la peur sur tout le comté.
Afin d’empêcher les forces du Mal d’anéantir très prochainement et définitivement toute trace de vie sur nos terres, il va nous falloir réunir une armée. C’est un vieux magicien qui nous accueille dans notre ancien domaine afin de nous livrer le but de notre mission… Réunir une armée lorsque l’on est le prince ou le roi en place ce n’est pas un problème en soi… Mais lorsque l’on est un illustre inconnu dont personne ne se rappelle, cela complique immédiatement les choses. Nous n’aurons donc pas d’autre choix que de gagner la confiance des habitants, la plus part d’entre eux se trouvant être des chefs de guildes… Pratique pour mettre à notre disposition des centaines d’hommes.

Pour cela, nous allons devoir parcourir toute la région et remplir de nombreuses missions. L’une de ces missions sera de prouver son adresse au tir à l’arc dans le village de Chatenay Malabry. Avant de parler de celle-ci je voulais préciser que lors de nos déplacements d’un village à un autre, nous étions représentés en tout petit galopant sur le chemin dessiné sur la carte mais qu’en plus, et c’est là où je vous parlais de gap technologique, une autre fenêtre apparaissait et zoomait sur nous et notre monture galopant vers notre destination… De petits détails qui alors, donnaient un véritable cachet au jeu et un vrai saut technique… C’était tout simplement sublime… L’autre tour de force, qui semble aujourd’hui tellement ridicule qu’il en serait risible c’est l’épreuve du concours de tir à l’arc. Ce dernier faisait partie des nombreuses épreuves à remporter afin de prouver notre adresse, et notre dextérité.

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Sur la partie supérieure gauche de l’écran, était représenté le personnage que l’on incarnait. À sa droite, le champ sur lequel se trouvait la cible à atteindre et sous ses deux parties cinq cases servant chacune à enclencher le tir de la flèche. Pour l’époque, encore une fois, pouvoir entrer autant de paramètres c’était super cool. La force du vent était indiquée, la puissance et tension de notre bras, l’angle de tir ainsi que la direction à déterminer en fonction de la force du vent étaient paramétrables… Puis tout à droite, une dernière case pour déclencher le tir. Ladite épreuve durait très très très longtemps, mais était super jouissive, on s’y croyait vraiment. À la fin de l’épreuve un tableau récapitulatif nous indiquait notre score définitif, le but étant de gagner la coupe et de pouvoir ainsi prouver à tous, notre niveau d’adresse…

Une fois cette épreuve terminée, il nous fallait accomplir d’autres épreuves auprès de nombreux personnages aussi variés les uns que les autres. De l’apothicaire, au mercenaire, en passant par la serveuse du coin, l’herboriste ou encore le marchand véreux, chacun d’entre eux nous réservait une épreuve pour obtenir en échange des hommes pour notre armée. Une sorte de Oblivion/Skyrim avant l’heure, en beaucoup moins étoffé et complexe bien sûr, mais l’esprit et l’ADN de ce type de jeu était déjà là. Rendre service, accomplir sa tache, ramener l’objet de sa quête…

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L’une des épreuves phare et impressionnante techniquement pour 1990 était l’épreuve du bras de fer et du jeu de dès. Les screens illustrant cette dernière me faisaient baver d’envie dans mes vieux TILT. Réussir à modéliser de la sorte le récipient recevant les dès était tout simplement du grand art. Voir notre main faire rouler les dès et les lancer en temps réel était un moment vidéoludique vraiment merveilleux… L’épreuve du bras de fer… Tous les joueurs qui auront usé ou détruit leurs joysticks dessus s’en souviendront sûrement… Epreuve ultra dure durant laquelle il fallait s’accrocher sévère pour espérer remporter le concours. Le nom des concurrents valaient leur pesant d’or, j’en veux pour exemple : Harold Schwartz de Naguère… Irrésistible…

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2 commentaires

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    Bonjour, je prevois de refaire la deco de mon salon et vu qu’on m’a donné pas mal de tableaux je veux en profiter pour en accrocher.
    j’ai attéris sur ce site qui propose des fixation de tableaux et j’avoue que je suis un peu paumé face à tout les différents type d’accrochage.
    quel est le type le plus discret? sachant que je souhaite pas suspendre mais accrocher au mur.

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