Communauté Gamerside : Votre été ?

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Kich

Kich

Ah… l’été

Certains d’entre-nous diront que c’est ce moment béni où le capitalisme desserre ses mâchoires et laisse aux plus besogneux d’entre nous quelques jours de répit afin de lui laisser croire qu’il est libre. D’autres diront que c’est la période où le plus infortuné souffre le moins de chercher un travail. Les plus frivoles nous diront que l’été c’est aussi cette période féconde lors de laquelle les jeunes femmes se font moins farouches, sous prétexte qu’elles sont en vacances et loin de la maison.

A tous, je leur répondrai que pour les plus fins esthètes, l’été, c’est avant tout le temps des soldes Steam.

Jeux et surprises à profusion, l’espace de quelques jours le client est demi-roi.

Faites chauffer vos raccourcis claviers les aliens, le gros Kich arrive !

Faites chauffer vos raccourcis claviers les aliens, le gros Kich arrive !

Pour ma part, j’ai commencé l’été sur Endless Space et son extension. Magnifique, riche et prenant 4X qui n’a pas à rougir devant un Civ et qui nous offre un univers space opera des plus intéressants. Le jeu n’est pas exempt de petites lourdeurs cependant (conditions de victoire hétérogènes en difficulté, quelques déséquilibres…) ; mais les développeurs sont à l’écoute de leur communauté et gomment ces petites aspérités à grands coups de patchs répétés.

A trop conquérir l’univers, on a envie de choses plus primaires : ce fut le tour de Hotline Miami, avec ses guns, ses chiens, sa ratatouille de boyaux et son style si « what the fuck kangaroo psycho killer banana». Jeu que l’on ne présente plus et que donc je ne présenterai pas. Avertissement cependant : ce n’est définitivement pas à mettre entre toutes les mains.

Faites chauffer vos flingues les aliens, le gros Kich arrive ! Oh, WAIT...

Faites chauffer vos flingues les aliens, le gros Kich arrive ! Oh, WAIT…

L’été c’est aussi l’occasion de faire de nouvelles expériences : « pourquoi ne pas tenter ce Free-to-play dont Bubi m’a parlé ? » Quelques gigas plus tard je découvrais Firefall, ce mmo fps qui oscille entre Halo, Rift et Borderlands. Une sacrée surprise. Pas franchement moche, mais tellement rafraîchissant avec ses events aléatoires qui pousse les joueurs à décrocher de l’hôtel des ventes pour reconquérir les villages envahis. Un excellent souvenir de gamer que ce reset serveur en pleine nuit qui nous a fait revenir dans une map complètement passée à l’ennemi, et les heures passées à 30 joueurs inconnus pour reconquérir les lieux de checkpoint en checkpoint. Du bug réseau comme on les aime sur fond de fun gratuit.

TAHVUH mon gros pixel bien hype ?!

TAHVUH mon gros pixel bien hype ?!

Toute cette testostérone m’a fait me rappeler que si j’apprécie de temps en temps les films de gladiateur, je n’en suis pas encore au niveau de me mentir à moi-même pour maintenir ma virilité. Et les FPS, ça peut piquer à l’intellect au bout d’un moment. Et si je me faisais un jeu arty, pas trop hypé, qui me fera passer pour un mec cool tendance hardcore… ? Gnomoria semblait le jeu parfait pour ça ! Et il l’est, sous son aspect pixel moche et musiques 8bit moyennes se cache le bijou de jeu de gestion que n’a pas été SimCity. Prenez des gnomes, des pioches, des vaches et imaginez la ville souterraine dont vous rêvez : Gnomoria vous l’offrira à coup sûr. Ce jeu est essentiellement basé sur la ligne de production : telle échoppe fabrique tel truc, nécessaire pour telle échoppe qui fabrique tel truc, nécessaire pour telle échoppe qui fabrique tel truc… Demandez à votre forgeron une épée et regarder vos petits gnomes s’affairer à récolter fer, cuir, ficelle et tour à tour se passer les matières pour sortir l’épée qui tranchera l’ogre qui menace vos femmes ! Un régal PC bourrin qui m’a tenu des nuits entières à écouter ZQSD (très bon podcast au demeurant).

L’été c’est aussi partir en vacances avec la famille, loin de son PC, mais proche de ses proches. La montagne ça vous gagne disait la pub et j’ai pu renouer un peu avec le caca gaming.

True Skate, jeu de fingerboard sur android, m’a fait rappeler le temps où insouciant j’écoutai du punk dans Tony Hawk Pro Skater en faisant péter les scores de Ponch et de Kaik (mais pas du frère de Kaik, lui nous mettait à l’amende – en plus de savoir péter sur commande). Le jeu est beau, simple et exigent. Un très bon moment pour peu cher.

Middle Management of Justice, le premier (?) jeu de Double Fine sur tablette m’a fait bonne impression. Il nous place dans la peau d’un jeune manager qui doit gérer une entreprise de super héros. Le jeu est original dans sont thème et amusant dans la façon de gérer son équipe ; enfin, quand on peut y jouer puisqu c’est un jeu à compteur de temps.

Retour à St Omer city, la « Chicon valley » du Pas de Calais comme je me plais à l’appeler, où mon PC attend son réveil, que sa ram se gonfle pour déverser à l’écran de puissants jeux au gameplay riche et bien profond. Au final j’installe les Sims 3… Le « besoin de se retrouver à travers la fuite »™ sans doute, l’oubli de son être, une décadente propension à se salir et toucher le fond pour se sentir vivant me diront certains…

Force est de constater que j’installe toujours un Sims quand j’ai besoin de me vider l’esprit et de jouer à autre chose. Car c’est ce qu’il est ce jeu, autre chose. Et sacrément bon si l’on a le pognon suffisant pour y jouer avec une bonne partie des addons. Quel concept au final, jamais égalé. Quelque part, ce jeu, c’est un peu un survival au gameplay émergeant avec un puissant éditeur de niveau.

Vous imaginez si ce concept était repris dans un autre genre ? Par exemple un jeu de survie avec des zombis ? Imaginez les Sims 3 en mode fps dans un univers remplis de zombis, ça donnerait un DayZ où l’ont construirait son propre campement pour protéger son groupe. Un DayZ evolved en somme. Mais je blasphème là.

 

 

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