[Test] SkyHill

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 » Je devais sortir « 

Skyhill, développé par le studio Mandragora, basé en Russie, a reçu au Indie Prize de 2014 le prix du jeu le plus prometteur. Un an plus tard, voici le résultat des courses.

Sorti le 06 Octobre 2015 sur Steam, édité par Daedelic, Skyhill est un jeu de survie point and click aussi dit « Point’n Survive » dans le sous titre.

Sieur Shive, conte nous l’histoire.

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La 3ème guerre mondiale a eu lieu. Un missile lancé depuis la Nouvelle Europe a frappé le pays. Nous jouons un homme ordinaire, Perry, qui du haut de sa tour d’ivoire, au 100ème étage de l’hôtel Skyhill, voit la guerre se faire. Mais les vivres commencent à manquer. Il va donc falloir passer la porte et partir chercher de quoi survivre dans un monde hostile où les monstres issus des armes biochimiques font la loi, et atteindre le rez-de-chaussée où se trouve la sortie.

Un postulat sinistre qui s’étoffera au fur et à mesure de nos découvertes de journaux audios et écrits.

Sieur Shive, un Point’n Survive ? Je ne comprends point

 

Bien, entrons dans le vif du sujet et parlons gameplay. Qu’est ce qu’un Point’n survivre comme le sous-titre si bien le jeu lui-même ?

C’est très simple :vous jouez ce jeu comme un Point’n click classique en 2D, visitant les pièces et étages, mais vous devez aussi fouiller les meubles pour chercher des vivres, des soins et des armes pour ne pas passer de vie à trépas au premier combat venu.

Combat Skyhill

Un style crayonné très appréciable

Le level design assez simple nous montre un hôtel avec pour chaque étage 3 pièces. Chaque passage d’une pièce à l’autre ou d’un étage à l’autre vous coûtera 1 de nourriture. Prendre l’ascenseur ne vous coûtera que 2 de nourritures pour vous rendre à l’étage voulu (enfin, si l’ascenseur fonctionne). Et si vous tombez à zéro de faim, à chaque pas vous allez le payer avec 2 point de vie en moins.

Vous pouvez crafter vos armes, votre nourriture (recettes plus évoluées que simplement mâcher de la farine comme un crève la faim), des objets pour réparer les ascenseurs, ou même pour upgrade votre étage personnel, histoire que votre établi débloque de nouvelles recettes ou que votre lit soit plus rentable dans l’échange  » nourriture – vie  » .

Le système de combat, lui, se divise en deux choix possibles. Soit vous laissez le jeu décider de votre taux de chance et de dégâts à coller des quiches dans la mouille des monstres, soit vous passez en mode « précision » et le jeu vous affiche 3 images ( tête, bras, corps) avec le pourcentage de chance de toucher l’adversaire à cette zone et une fourchette de dégâts infligeables. Assez classique.

Le système de "combat précis"

Le système de « combat précis »

Les combats vous rapporteront de l’expérience, ce qui vous permettra de booster les caractéristiques de votre personnage (force, vitesse, dextérité, chance). Et oui, ce point’n survive a aussi des éléments de RPG, plutôt sympathique.

Votre fiche de personnage.

Votre fiche de personnage.

Et évidement ce n’est pas tout ! Le jeu se barde aussi d’un aspect rogue like avec un loot généré aléatoirement dans les pièces, idem pour les créatures et les ascenseurs en panne. Et une fois que vous êtes sur le carreau, vous recommencez l’aventure à zéro, avec la possibilité de débloquer des capacités actives et passives comme aide pour cette nouvelle run. ( Commencer avec une trousse de soin qui rend 50pv, ne pas perdre de nourriture pendant les 10 prochaines actions,etc )

 

Et oui, ce jeu est un meltin pot de plusieurs genres, et ce n’est pas pour déplaire.

 

Sieur Shive, quelle conclusion alors ?

Et bien, Skyhill est plutôt impressionnant sur le papier, surtout pour un petit studio indépendant. Il est ambitieux et mérite grandement son prix du jeu le plus prometteur de l’Indie Prize 2014.

Mais (car oui, il y a un mais), ce jeu aussi bon soit-il est un poil trop simple: les monstres ( assez variés ) ne posent que peu de soucis, les loots sont assez généreux et après quelques morts bêtes, le jeu n’oppose plus aucune résistance à votre descente.

De plus, l’aspect point and click, même si original, ralenti grandement le jeu, ce qui est assez ennuyeux pour un jeu que l’on doit recommencer pour évoluer. Une certaine mollesse se fait ressentir et fera possiblement quitter le jeu.

Mais si vous n’êtes pas effrayé par ce genre de petits défauts (qui sont assez moindres finalement) alors je ne peux que le conseiller.

 

C’était Sieur Shive, en direct de la cour du Roi, à vous les studios.

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@VonShive I tweeted your mom.

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