Mes terreurs nocturnes (Resident Evil 7 – Resident Evil 7 VR)

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Conquis dès les premières minutes passées au cœur du Manoir Spencer et ressentant pour la première fois une véritable peur dans un jeu vidéo, Resident Evil me marqua à jamais en ce mois d’août 1996. Impossible alors de retirer le jeu de ma PS1 tant ce dernier me maintint en haleine, les mains vissées sur ma manette. Une fois ce voyage horrifique terminé, je compris que je venais de m’adonner à un titre unique, viscéral et splendide… En 2016 la licence fêta ses 20 ans débouchant en 2017 sur un retour aux sources plus que bienvenu proposé par le 9e opus canonique (en comptant Resident Evil Zero et Code Veronica) de la licence incontournable de Capcom.

 

Fan de la première heure je dois bien avouer qu’à l’inverse de certains vrais gros aficionados de la licence, je n’ai fait que les épisodes majeurs. En partant du premier Resident Evil de 1996, en passant par le 2, le 3, Code Veronica, RE Zero, Rebirth, le 4, le dramatique opus 5 pour finir par le très décevant numéro 6… J’ai fait l’impasse, entre autres, sur les opus Revelations, même si le numéro 2 m’attend depuis un bon moment sous blister… 
Bref, revenons à ce nouvel opus. Après avoir fait la première partie de la démo disponible dans la foulée de l’E3 2016, je me suis interdit de faire la démo complétée il y a quelque temps afin de profiter à fond de Resident Evil 7.

  

Je dois préciser que j’ai longtemps hésité à acheter ce jeu le 24 janvier dernier, tant les FPS Survival Horror comme Condemned et Outlast m’ont effrayés comme jamais. Pour tout vous dire j’ai même rêvé et fait des cauchemars tant Resident Evil 7 m’obsédait une semaine avant sa sortie et tellement j’appréhendais de me jeter dans ce survival à la première personne. Je ne me rappelle plus vraiment de la teneur exacte de ces cauchemars mais je peux vous dire que le père Baker était là et que l’ensemble dudit cauchemar était particulièrement glauque, violent et dérangeant… Une obsession effrayée mêlée de peur et de curiosité…

 

Le 24 janvier pointe le bout de son nez putréfié, je me rends chez mon revendeur et repars, plein d’appréhension avec mon horrifique précieux sous le bras. Entre-temps je reçois un coup de fil me disant que mon casque VR réservé depuis décembre est enfin dispo… Putain tout se ligue contre moi pour que j’expérimente et vive la peur de ma vie… 
Le week-end dernier je trouve enfin le temps d’installer ce bordel de casque VR avec ses 30 kilomètres de câbles et ses multiples connexions… Le chantier enfin terminé, plein de courage (sic) je tente Perfect (quelle merde et quelle arnaque) puis quelques jeux de VR Worlds, la mission VR de Call of Duty et… et… c’est tout pour ce week-end en mode VR… 
Le samedi soir je lance Resident Evil 7 mais en classique… Je dois avouer que les 3 heures d’affilée en VR m’ont bien fatigué les rétines et que je n’aspire pour l’instant qu’à jouer en classique pour le repos de mes yeux et pour ménager mon petit cœur. Depuis j’ai essayé Resident Evil 7 en VR mais ça nous y reviendrons un peu plus loin…
Premier constat, Resident Evil 7 est sublime et la vue FPS décuple ma frayeur et la peur de me retourner ou d’ouvrir une porte grinçante est là et bien là. Les deux premières heures passées dans cette demeure de fous m’ont tout d’abord fait penser à tout sauf à un Resident Evil malgré les avis contraires et les retours dithyrambiques des premiers tests. Puis le miracle opèra à partir du moment où j’ouvris les doubles portes flanquées de deux gros emblèmes. Cette double porte s’ouvrit sur une large pièce surmontée d’un étage ouvert et déservit par deux escaliers à sa droite et sa gauche… Un gros clin d’oeil au hall du manoir Spencer bien évidemment…

 

Et à partir de ce moment je me suis bel et bien retrouvé dans un Resident Evil. Les portes emblèmes avec les clés correspondantes à trouver, les coffres dans les salles de sauvegarde, le père Baker qui rôde à l’étage comme un véritable Némésis, les énigmes à résoudre, le fusil à choper en résolvant une énigme (merci Resident Evil), la gestion de l’inventaire très vite trop petit me forçant à élaborer diverses stratégies…

« Bon alors là je laisse mes munitions de fusil dans le coffre car je n’en n’ai besoin pour l’instant afin de me réserver de la place dans mon inventaire pour pouvoir récupérer la clé Scorpion que j’ai vu dans le sous-sol. Pour cela il faut que je prenne 30 bastos de flingue et deux herbes vertes pour flinguer ces créatures de merde… » De bons vieux reflexes de réflexions typiques propres au bon vieux Resident Evil de 1996.

Quelque peu sceptique au début de l’aventure je dois bien dire que je suis à présent complétement conquis et que je n’ai qu’une envie c’est d’y retourner afin d’en découdre avec cette famille de fous et surtout de me barrer de cet endroit maudit…

 

Ladite demeure semble immense et la durée de vie d’une bonne douzaine d’heures, assez honnête pour un Resident Evil, promet de bons moments de frayeur made in Resident Evil. Enfin j’espère car depuis la sortie du jeu, déjà de nombreux sons de cloches aussi dissonants les uns que les autres commencent à apparaitre sur le web et autour de moi. Du joueur complètement conquis au joueur extrêmement déçu car se trouvant en face d’un jeu très scripté et proposant une fin assez mauvaise, on a droit à tout… Comme je le dis toujours rien de mieux que de se faire son propre avis avec sa propre expérience… Je ne peux donc pas donner mon avis définitif n’ayant, à l’heure où j’écris ces lignes, pas encore terminé ce jeu. Pour l’instant après presque 3 heures de jeu je m’éclate comme un fou, entre tension, stratégie, exploration et stress, le cocktail Resident Evil 7 fonctionne enfin à merveille sur moi.

 

 

Mais qu’en est-il de la VR ?

Plein de courage je me décide hier soir à continuer cette aventure en VR histoire de profiter d’une immersion promise comme étant effrayante à souhait… Bon une fois de plus en passant en VR le downgrade visuel est assez effrayant… Mais une fois immergé dans cet univers glauque et inquiétant la magie noire opère tout de même… L’impression d’être DANS le jeu est vraiment folle et complétement dingue… Aucun mot ne pourra vraiment décrire la puissance de cette expérience et l’immersion vécue… C’est tout simplement bluffant et sidérant… La grandeur des pièces est écrasante et l’impression d’y être est viscérale.

Deux modes VR de déplacement sont dispos, l’un par à-coups et l’autre me permettant de me déplacer en vue FPS d’une façon tout à fait normale. L’un de mes potes a tenté la VR et a dû stopper au bout de 10 minutes, prit de nausées causées justement par la VR, d’autres n’ont eu aucun problème. À mon tour de voir ce qu’il en est.

Après 25 minutes passées dans cet asile de fous en VR, l’immersion est bien entendu sublimée et la tension vraiment palpable. Revenir en vue classique provoque irrémédiablement une belle déception… Mais à mon très très très grand regret j’ai du stopper cette expérience unique car les symptômes de la cinétose étaient vraiment trop puissants. Pour vous dire après avoir arrêté la console j’ai dû me coucher dans le noir histoire de récupérer… Une belle déception pour moi car l’expérience est si forte que la peur passe au second plan pour laisser place à cette folle envie de VIVRE le jeu… Le seul regret de ce Resident Evil 7…

 

Pour conclure Resident Evil 7 est une vraie bonne surprise et même si dans la forme il nous fera irrémédiablement penser à P.T. ou à Outlast, dans le fond cet opus est définitivement un jeu Resident Evil dans tout ce qu’il a de meilleur… Si vous possédez un casque VR et que vous êtes moins sensible que moi, faites Resident Evil 7 en VR, c’est une expérience dont vous vous souviendrez longtemps… 

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3 commentaires

  1. Très bon retour, merci ! J’avoue qu’après avoir vu des vidéos en VR, je m’attendais un peu à ce que ce soit « maladif », je fais pas mal de VR au boulot (pas avec un PSVR mais avec un oculus et un vive), et toutes les expériences où il y a du freemove au joystick sont inévitablement désagréables pour moi…heureusement il y a d’autres façon de faire, mais pas très adaptées à REVII je pense.

    • Oui il faut je pense absolument éviter le freemove et lui privilégier le déplacement angulaire. Il faut faire plusieurs essais afin de trouver le bon réglage afin d’être le moins malade possible… J’ai mis plus de 24h pour m’en remettre :/

  2. Ping de retour Eagle Flight, pour faire comme l'oiseau.

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