Cela à l’air plutôt « coule »
Si la plupart des jeux se concentrent sur une action effrénée avec des graphismes toujours plus réalistes, certains se focalisent sur la fluidité et la cohésion du jeu en lui même. Assoiffé de bon sens, Puddle se voit rempli de bonnes attentions et cherche à insuffler la vie aux matières en prenant une problématique à la racine. Le déplacement des molécules provoque naturellement une réaction en chaine qui est susceptible de faire passer un moment plutôt « coule » aux Gamers et pour cela, les étudiants de l’INJMINd’Angoulème vous ont préparé un mélange atomique.
Pour vous plonger dans l’ambiance, cliquez sur « Play » :
Comment ne pas constater la subtile épuration visuelle de Puddle ? De part son univers propre, Puddle dépose délicatement de somptueux panneaux graphiques sous nos yeux. Le mélange d’ombres chinoises (Limbo) et de couleurs pastelles se démarquent librement. Cependant, si les premier niveaux éclaboussent de couleurs, les suivant vont vites scinder ce monde de strass à l’aide d’univers en noir et blanc à l’image des radios médicales ou en cell-shiding qui donne un joli côté Rayman Origins. L’évolution des univers se découvre avec surprise et contemplation au fur et à mesure de notre progression. N’incarnant aucunement d’objets ou de Héros, ces décors ne peuvent nous toucher ni nous affecter. Ce n’est ni un FPS, ni un TPS, c’est une sorte de « God Game » qui renvoie le Gamer devant son écran. C’est simple d’utilisation, il suffit de regarder le jeux comme une fresque murale.
Nous pourrions encore mieux caractériser cet aspect en qualifiant les stages de tableaux. Nous prenons le contrôle du cadre dans son intégralité. Nous le faisons basculer à gauche à droite à l’aide de Rt/Lt ou R2/L2 afin de provoquer des réactions. Devinez de quoi nous attendons une réaction ? Du fluide que cette belle nature nous offre. Ce sont des molécules qui changeront au fur et à mesure de votre aventure. Comprenez bien que lorsque vous serez en possession de Nitroglycérine, il faudra être prudent pour ne pas brusquer les choses. Les commandes sont susceptibles de changer en cours de route, les deux gâchettes pourraient devenir le « va et vient » des contractions cardiaques, mais nous vous laissons le plaisir de la découverte.
Il faudra mener à bien son épopée afin de livrer un maximum de contenu au contenant final. Certaines épreuves demanderont une quantité minimum à livrer quant à d’autres, un temps minimum à réaliser. Tel une symbiose, de nombreux stages vous demanderont de faire les deux en même temps. Si le basculement du cadre de jeu influe sur les liquides, c’est uniquement pour que votre liquide qui se charge de pousser des feuilles ou de faire céder des parois sous son propre poids. Les molécules peuvent cependant se séparer si la vitesse devient trop importante ou si une destinée bi-directionnelle coupe votre flux. Certaines pauses devront s’effectuer dans le but de réunir celles-ci avant de repartir à l’assaut d’objets toujours plus incongrus à exploiter. Parmi les 8 mondes qui se partagent 6 tableaux, nous trouvons aussi des épreuves finales qui nous glissent l’idée d’un boss à l’état naturel. En guise d’exemple le premier monde se solde par une « cocotte » à faire exploser. il nous faudra alors détruire un maximum de quantité liquide en la faisant passée dans un brûleur dans le seul but de faire augmenter la pression (vapeur). Le final explosera le tableau et vous ouvrira un nouveau monde.
Dirigé par un menu basique, Puddle apporte une touche thématique respectée. Le moindre son colle parfaitement au jeu. Le mouvement de curseur des menus fait « gloop glip » et le scoring final fait « glip glap glop » au plus nous avons de points. Il va sans dire que pour les vessies sensibles, ce jeu peut vous donner envie de faire un petit pissou toutes les cinq minutes. Les autres éléments du jeu pourraient venir perturber cette tranquillité auditive avec des sons de crissement de feuilles ou de porte mécaniques. Mais au contraire, ces sons ont bénéficié d’un choix et d’un mixage qui les rend tous « doux » à l’ouïe. C’est un parti pris relativement interessant. Mais rassurez-vous certaines explosions pourront vous réveiller ! Cette multitudes de sources sonores naturelles sont accompagnées de musiques tout aussi calibrées. La présence d’Eric Serra dans les studios de Neko Entertainment ne nous aurait pas étonnée mais pour autant, le résultat est relaxant à souhait. Il ne faudra pas vous plaindre de somnolence si vous y jouez après trois heures du matin. Ceci est possible car la fibre « score gamer » pourrait être excité par Puddle.
Au récapitulatif des scores vous tomberez nez à nez avec un tableau abscisse-ordonnée. Nous ressentons bien la paternité étudiante du projet Puddle. Vous avez donc en abscisse le facteur « t » votre temps (ordre décroissant) et en ordonnée le facteur « p » votre nombre de molécules sauvées. Cela tirera votre résultat vers le haut du tableau qui est capable de vous donner le blason de la molécule concerné en Or/Argent ou Cuivre. Enfin…Vous comprendriez qu’ici, il s’agisse de blazons Au/Ag ou Cu. Le tout sera reconnu mondialement à travers la fonction Online de toutes nos consoles du moment.
Un mélange moléculaire efficace ?
Le résultat global donne de bonnes sensations de jeu. La mécanique du jeu semble extrêmement simpliste à la première déglutition mais va s’avérer rapidement plus aigre ! Vous vous pincerez souvent les lèvres de voir mourir à petit feu votre molécule et Puddle demande un sang froid rarissime. Les étudiants d’Angoulème nous offrent un réel instant de détente stressée qui s’allie à une beauté moléculaire. Puddle dispose d’un nombre de niveau appréciable (48+ 1…) et des petits secrets bien gardés par cette nature étrange. Ne mettons pas de côté la re-jouabilité qui fait vaciller les scores-Gamers. Sans que l’on est envie de reprendre des études en chimie ou de devenir écologiste, le jeu à son impact sur notre organisme de Gamer invétéré. Puddle arrive sur les plateforme dématérialisé comme un divertissement qui peut manquer à se monde cruel. Nous pensons secrètement que Puddle aurait pu être le petit frère de Flower (PSN) et la petite soeur de Chime. A mettre entre toutes les mains qui veulent un peu d’attention, car les autres « mimines » ne comprendront peut être pas le jeu Puddle.
Paddle Puddle à tous.
Développeur : NEKO entertainment
Editeur : Konami
Support : PSN/XBLA
Date de sortie : 25 Janvier 2012












Déjà j’aime beaucoup l’idée du « test musical », surtout que la musique est super agréable, et en plus ça m’aura fait découvrir un jeu apparemment super sympa
, je pourrais bien craquer aux prochaines soldes steam…
Effectivement, le « test musical » est très sympa comme concept ^^
ça a égayé ma curiosité, j’ai donc testé le jeu sur XBLA et premier constat, c’est relativement dur a maitriser, mais vraiment très original et novateur. Peut-être que je me le prendrai a l’occaz.
Merci pour la découverte Kaik
@Ybr1k: le jeu n’est pas dispo sur steam (pour le moment??)