[Test] Divinity : Original Sin Enhanced Edition

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Divinity Original Sin c’est une histoire un peu particulière. Le genre histoire Belge. Tellement Belge que mon premier contact avec le titre de Larian Studio a commencé comme ça : « C’est des Belges qui font des jeux vidéo ». Là je me suis préparé à la chute un peu lourde, le rire gras et le combo habituel. Et là l’horrible vérité s’est imposé à moi. Nos amis du plat pays ne savent pas faire QUE des frites. Ils savent aussi faire des jeux !

Petit rappel pour les ignorants et autres ermites ayant passé l’année 2014 dans une grotte loin du monde vidéoludique, autrement dit les consoleux en tout genre, Divinity Original Sin est un RPG à l’ancienne sorti l’année dernière sur nos Personnal Computer de bourgeois. Par RPG à l’ancienne il faut comprendre vue du dessus, tour par tour, énorme importance de la fiche de personnage et difficulté élevée (par rapport aux canons modernes en tout cas.). Une jolie surprise encensée aussi bien par la critique que par les hommes de bon gouts AKA les pécéistes. Les Belges étant des gens assez particuliers, ils ont décidé de partager ce petit bijou avec les gens les plus mal lotis : les joueurs consoles, accouchant donc d’une Enhanced Edition pour PC, PS4 et Xbox One qui pour le coup apporte un bon coup de polish à la version de base.

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Ils ont les Chapeaux Ronds, Vive Rivellon

Petit résumé pour les attar …. Les consoleux, DOS vous met dans la peau de deux Traques Sources, de gentils paladins/prêtres/guerriers/veaux/vaches/cochons censés lutter contre les manipulateurs de La Source, d’horrible sorciers cherchant à détourner honteusement toute la Cristaline pour redonner vie à Guy Roux. Les Belges préférant se la jouer marginaux du dico, leurs sorciers à eux s’appellent les sourcelleurs et sont les ennemis mortels des traques sources. Vous voilà donc catapulté dans les vertes contrées de Rivellon, à proximité de la bourgade de Cyseal pour résoudre le meurtre du conseiller Jake. Pour éviter que le jeu ne se termine en seulement 30 minutes, les petits gars de Larian ont décidé que non, le coupable ne serait pas le Colonel Moutarde dans la maison du maire avec l’un des (trop) nombreux chandeliers. Vous voilà donc parti pour mener l’enquête au beau milieu des Orcs, morts vivants et tout ce que Rivellon peut compter en saloperies en tout genre et autant dire qu’il y en a. Pour vous aider à combattre toute cette engeance, le titre s’appuie sur un système de combat aux petits oignons, basé principalement sur la stratégie, l’observation et l’expérimentation.


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Comme dans tout monde peuplés de squelettes vivants, certaines personnes choisies par les astres, la nature et les gentils dieux trop mignons ont le don de lancer boules de feux et javelots de glace sans que personne ne s’en offusque. Et là Larian a eu sa première idée de génie ! Les affinités élémentaires. Alors oui comme d’habitude certains ennemis sont plus au moins vulnérables à certains éléments, lancez une trainée de flamme sur un élémentaire de feu et vous vous contenterez de soigner la bestiole, par contre faites tomber la pluie et d’un seul coup ses dégâts seront réduits. Maintenant pour rendre le tout encore plus fun ajoutez à cette scène un environnement qui évolue au fur et à mesure du combat, ainsi votre pluie a créé une immense flaque d’eau dans laquelle votre guerrier trempe joyeusement les papattes, s’apprêtant à gaiement péter la mâchoire du méchant voleur en face. Le tour de Jahan arrive. Jahan c’est un peu le mec qui fait la pluie et le beau temps et qui est surtout capable de balancer de jolis éclairs. Vous décidez donc de griller le malandrin en lui envoyant faisant tomber la foudre sur le bougre. Et là PAF ! Votre guerrier se met à danser la gigue, la flaque dans laquelle il trempait a conduit l’électricité le blessant et le paralysant pour 2 tours, laissant ainsi le temps à l’élémentaire de feu de le faire griller sur place. Si la méthode Claude François existe, ce n’est là qu’une des multiples possibilités offertes par le titre. Une flaque de pétrole qui traîne par-là ? (Oui apparemment dans le monde de Rivellon on trouve des Bobby Ewing en puissance à tous les coins de rue tant l’or noir semble abondant) une simple attaque de feu et vous obtenez une « Jeanne d’Arc ». Balancez la flotte sur ce mur de flammes et vous obtenez une « Pékin », un nuage tellement noir que vous ne verrez plus à trois mètres, empêchant votre groupe et vos adversaires de s’écharper dans la joie et la bonne humeur à moins d’être assez proche pour sentir son haleine. Ah j’oublie un détail, un détail genre char panzer qui balance du Motorhead à plein tubes. DOS se joue en multijoueur coop.

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Joue-la comme …. ben comme tu veux en fait

Et là les développeurs ont eu une vraie petite idée de génie avec ce mode multi. En plus de rendre les combats beaucoup plus tactiques et forçant à un minimum de réflexion, les développeurs ont également poussé cette composante multi dans l’aspect roliste du titre. Les choix à effectuer lors des nombreux dialogues se font de manière indépendante pour chacun des persos mais les conséquences s’appliquent au groupe tout entier. Le tout se réglant de la façon la plus sanglante qu’il soit : une partie du légendaire et impitoyable Shi Fu Mi. A l’issue de cette boucherie les événements évoluent dans le sens du vainqueur. Toutefois le jeu est construit de telle sorte que peu importe le choix effectué, toutes les quêtes pourront être remplies d’une manière ou d’une autre. Si vous n’arrivez pas à convaincre un PNJ de vous donner un objet, rien ne vous empêche d’obtenir le précieux sésame par des moyens …. détournés. Cette volonté de ne pas cantonner certaines quêtes à un archétype de personnage en particulier permet donc d’élaborer des arbres de talents un peu plus exotiques que d’habitude. Un arbre de compétence qui en plus des habituels statistiques obligent à choisir différents traits dont certains très marqués. Celui permettant de dialoguer avec les animaux sera ainsi d’une aide précieuse lors des enquêtes alors que le « Loup Solitaire » s’adressera aux amoureux des défis en empêchant purement et simplement de réunir des compagnons.

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Jvous met une deuxième couche ma ptite dame ?

Encensé pour ses qualité d’écritures et son humour lors de sa sortie initiale, cette Enhanced Edition permet à Divinity de recevoir un joli coup de polish sur le plan de la localisation et des doublages, permettant de profiter un peu plus du talent des scénaristes de Larian Studio. Gratuite sur PC pour les possesseurs du titre original, les nombreuses améliorations justifient à elles seules de se lancer dans un nouveau run. Déjà pour ne plus pester contre un pathfinding capricieux mais surtout pour profiter des nombreuses nouvelles quêtes et ou modifications apportées à celles déjà existantes. Des changements tellement perceptibles qu’il m’est arrivé de sécher sur la résolution d’une énigme malgré mes nombreuses heures passées sur le jeu original. Au rang des changements il faut bien sur noter l’ajout de la manette pour permettre aux joueurs consoles de parcourir Rivellon à leur tour. Bien que plus confortable avec un duo clavier/souris de par sa rapidité pour naviguer dans les menus, il faut saluer le travail du studio belge qui permettra même à un enfant fraîchement trépané de ne pas s’arracher les cheveux lors de ses pérégrinations. Une véritable leçon donnée aux développeurs de chez  InXile coupables du portage foireux de Wasteland 2.  Un excellent travail donc même s’il est toujours possible de trouver à redire sur certains points notamment la gestion de l’inventaire toujours aussi laborieuse malgré une amélioration notable du système d’artisanat qui permet désormais de sauvegarder chaque recette découverte et d’associer les objets autrement que par des « glisser/déposer » hasardeux.

En résumé

9.0 Excellent

Divinity Original Sin : Enhanced Edition est une excellente surprise pour les joueurs consoles et une raison de plus de craquer pour les joueurs PC. Il convient également de saluer la politique économique de Larian Studio qui n’oblige pas les joueurs du premier opus à repasser à la caisse pour profiter des nombreuses améliorations mises à dispositions. Un indispensable pour les amateurs de RPG à l’ancienne ou simplement les amoureux de grandes épopées écrites de mains de maîtres. En espérant que le futur Divinity Orginal Sin 2 sera capable de nous régaler de la même manière après une campagne Kickstarter explosive.

  • 9
  • User Ratings (9 Votes) 6.2
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A propos de l'auteur

Jash

Gamer PC …. et un peu console mais chut faut pas le dire !

2 commentaires

  1. J’y joué sur xbox one en le testant avec l’ea access. Le jeu est beau, mais j’ai pas accroché. On est dans une sorte de couloir, et on ne peut seulement aller tout droit. Je m’attendais à un jeu plus ouvert.

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